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10/01/2019

Actualités de la semaine

 
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1766. Le sculpteur français Falconet vient d’arriver en Russie. S’il a bravé les kilomètres pour aller jusqu’à Saint-Pétersbourg, c’est parce qu’une commande exceptionnelle l’y attend. 


L’impératrice Catherine II en personne lui demande de sculpter un portrait monumental de l’un de ses prédécesseurs. Un sacré défi ! Heureusement, Falconet bénéficie d’un précieux coup de main...
 

 

Car le sculpteur n’est pas venu seul : il a emmené son élève et amie Marie-Anne Collot. La jeune femme a beau n’avoir que dix-huit ans, elle est déjà connue du Tout-Paris. 

On apprécie beaucoup ses portraits en buste, que la critique trouve vivants et troublants de réalisme.

 

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Falconet, conscient de son talent, a une grande confiance en elle. La preuve, il lui confie la partie la plus prestigieuse et la plus difficile de sa commande : le visage du tsar Pierre le Grand. 

Pour représenter ce dernier, mort quelques décennies plus tôt, elle se documente avec soin. Cela lui permet de respecter les traits du souverain, tout en les accentuant volontairement.

 

Le défunt tsar, juché sur son cheval, a ainsi l’air encore plus déterminé ! C’est une réussite. 

Grâce à son talent, Marie-Anne Collot séduit toute la cour russe et croule sous les commandes. L’artiste continue à aider son maître sur la statue équestre, mais elle vole désormais de ses propres ailes. 

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Devenue la coqueluche de Saint-Pétersbourg, elle est même nommée portraitiste officielle de l’impératrice.

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Pour autant, pas question de se séparer de son maître Falconet. C’est ensemble qu’ils quittent la Russie douze ans plus tard, laissant derrière eux la statue équestre enfin terminée. 

Celle-ci est aujourd’hui considérée comme le chef-d’œuvre d’Étienne Falconet... éclipsant la participation déterminante de Marie-Anne Collot !

 

Artips - 2018